Desserte routière du Mont Saint Michel, une véritable provocation !
La Direction Grandes Lignes
de la SNCF aidée de la direction SNCF de Rennes , jugé
utile de signer un accord avec une compagnie privée d' autocar
"
les Courriers bretons " , pour acheminer les passagers sur la relation
Paris
- le Mont Saint Michel avec emprunt du TGV jusqu' à Rennes et
d' un autocar entre Rennes et le Mont sur une distance de 65km, ce depuis
le 28 novembre 1999.
Pendant le même temps, la Direction Régionale SNCF de Rouen :
L' ensemble de ces dispositions est contraire à une logique de développement du fer dans la Baie du Mont Saint Michel.A court terme, cette expérience routière établie sans concertation avec les et les associations d' usagers, va entraîner la désertion des trop peu nombreux services qui circulent sur l' axe Caen-Rennes .
A plus long terme, elle peut compromettre gravement les chances de réussite d' une desserte ferroviaire du Mont Saint Michel , bien que celle-ci figure dans le Schéma Régional des Transports collectifs en Basse-Normandie .
A cet égard, cette expérience routière parait déplacée pour tous les promoteurs d' une desserte ferroviaire du Mont Saint Michel, qui de manière intelligente, est tournée à la fois vers la Bretagne et la Basse-Normandie.
Le récent rachat de l' entreprise VIA GTI (à laquelle appartiennent les Courriers bretons) par la SNCF, laisse-t-il augurer une exploitation routière des lignes SNCF régionales et interrégionales? Par cette stratégie, la SNCF ne cherche-t-elle pas à écrémer la partie la plus rentable du trafic de cette ligne, pour laisser les " canards boîteux " aux collectivités ?
A ces deux allers et retours quotidiens mis en service en période d' hiver, on pourrait attendre davantage de réactions de la part des élus normands, qui sont les promoteurs de la desserte ferroviaire !